Un an déjà
samedi 29 juillet 2006, 00h27
Un an déjà que tout a commencé.
Pendant les 6 premiers mois, on m'a dit que ce n'était qu'un simple hématome. Mais cela me gênait déjà fortement : je ne pouvais plus faire de sport et je marchais en boitant car j'avais de plus en plus mal à la jambe (la tumeur compressait le muscle du mollet et des nerfs). C'était un handicap au quotidien. Du coup, une certaine morosité s'était installée au fur et à mesure.
Et puis, il y a eu ce 20 janvier 2006. Le jour où j'ai appris que j'avais un cancer. Ce jour-là, je me suis rendu compte que j'avais oublié que la vie est un combat et cette réalité me revenait en pleine face. Finalement, c'est à partir de là que j'ai retrouvé la gnack. J'ai l'impression d'être plus fort dans l'adversité. Un cancer qui me tombe sur la gueule ? OK. On va voir de quel bois je me chauffe !
Pour faire ce bilan, j'ai relu une grande partie de mes écrits. Se remémorer certains épisodes me bouleverse encore. Mais ça m'a aussi permis de confirmer mon impression : mon moral est à bloc depuis le début. Il y a juste eu une petite baisse début juin, au moment où le chirurgien m'a annoncé les séquelles que j'allais garder de l'opération. Mais cette baisse de moral appartient déjà au passé. Depuis l'opération, le moral est revenu au top.
C'est sûr, cet événement m'a changé.
Certes, je suis toujours passionné d'informatique, je fais toujours les mêmes blagues à la con, je suis toujours le plus fort au Loups-Garous, au Jungle-Speed et à PES5 (y en a qui contestent ? Même pas peur, je vous attends !) et j'aime toujours autant parler de politique, de psychologie ou des relations humaines.
Mais je crois que j'ai changé. J'ai l'impression que mon coeur s'est ouvert un peu plus, que je dis plus ce que je ressens, que je le montre plus. Et puis je ne veux plus me contenter d'avoir des envies. Je veux les réaliser. Sans traîner, pour les plus basiques.
Depuis 6 mois, je vivais au jour le jour. Depuis mon opération, je sens que je recommence à me projeter dans l'avenir. La date de fin des traitements est plus ou moins fixée (fin septembre environ) et je recommence à penser à l'après. A la colocation, au boulot, aux loisirs, à la vie normale.