Pourquoi n'ai-je jamais été révolté contre ma maladie ?
Pourquoi ne me suis-je jamais effondré ?
Pourquoi n'en ai-je pas marre des soins quotidiens ?
Pourquoi n'ai-je pas pété un plomb pendant cette longue période sans travailler, en convalescence chez mes parents alors que ça faisait 8 ans que je n'habitais plus chez eux ?

Pourquoi mon cancer ne me semble-t-il plus quelque chose de grave alors que, quand on parle du cancer dans les médias, c'est la fin du monde ?

Ne vais-je pas avoir un contre-coup quand on s'y attendra le moins ?
Ce cancer m'a-t-il fait évoluer autant que je le pense ?
Ma vie après la maladie sera-t-elle si différente de celle d'avant ?

Neigera-t-il à Noël ?


Note : Je préfère préciser que ces questions ne me tracassent pas. Je me les pose, tout simplement. A part la dernière peut-être...